mardi, septembre 07, 2010
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Exclusif : le procès des Chinois démarre lundi

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6-Fev-2010

Les Chinois et leurs complices Guinéens, accusés de fabrication illégale de produits pharmaceutiques, vont comparaître le lundi 8 février prochain, a-t-on appris vendredi, auprès du parquet de la Cour d’appel de Conakry.
 
Les sept Chinois et trois Guinéens présumés auteurs de contrefaçons, détenus depuis le 18 février 2009, ont été mis en liberté provisoire en début de semaine. Selon les premières informations en notre possession, ils  vont comparaître en audience correctionnelle présidée par le premier président de la Cour d’appel de Conakry, Doura Chérif.

Mais contrairement à l’effectif annoncé l’année dernière, seulement cinq Chinois et trois Guinéens seront à la barre lc lundi.

S’agissant de leur identité, il s’agit de Zhan Wei-Jun, Sum Chen Wen Wei Min, Lui Hang Feng, Huang Yang Seng, Guin Hai, Ibrahima Sory Conté, Mohamed Lamine Diallo, Ibrahima Deen Touré.

Le ministre Moussa Tiégboro Camara, à l’origine de la découverte de l’usine clandestine en début 2009 ne comprend pas que les accusés bénéficient d’une liberté provisoire.

« C’est par arrangements que ces Chinois bandits sont libérés. Selon ce qui est dit, ils sont en liberté provisoire. Mais la preuve est là car on ne l’a pas encore incinéré. Les produits pharmaceutiques sont là. Ces chinois n’ont pas droit à une liberté provisoire. Ils ont plutôt droit à une peine capitale », a-t-il déclaré.

Doura Chérif a justifié sa décision par la nécessité de présenter les pièces à conviction. « La Cour a pris une décision de reformation, de requalification et a renvoyé l’affaire à ce mercredi 3 février. En plaçant les inculpés sous contrôle judiciaire, sous la responsabilité de l’ambassade de la Chine en Guinée et en convoquant toutes les parties. Parce qu’il y a des Guinéens là-dedans, il y a des Chinois. Des Guinéens qui ont été libérés par fantaisie, des scellés qui n’ont jamais été présentés : 14 machines qui ont été prises par les services de Tiégboro ; une voiture qui a été prise, des bijoux qui, dit-on, ont été prises par ses services… Nous avons demandé que tout cela soit représenté et que l’audience se tienne ce mercredi 3 février. Et voilà ce qui a choqué peut-être Monsieur le ministre chargé de la répression du grand banditisme. Les Chinois ne sont pas relaxés », a-t-il dit.

Quoi qui arrive, les choses semblent se précipiter après la détérioration des relations entre le ministre et le président de la Cour d’appel de la capitale.

Alphonse Koundouno

lejourguinee@yahoo.fr


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