14-Jan-2010
L’Algérie n’a plus le droit à l’erreur après sa lourde déconvenue face au Malawi. Il lui faut impérativement gagner face au Mali pour préserver son espoir de qualification pour la suite de la compétition. L’entraîneur Rabah Saâdane a au moins été exaucé sur un point, le climat est moins chaud et moins humide que le premier jour.
Les Algériens ont revêtu leur tenue toute blanche, mais on remarque au niveau de l’emmanchure droite de manière visible mais discrète quand même une tête de fennec, le petit renard du désert, emblème de la sélection. Dans le camp malien, Frédéric Kanouté n’est pas sur la liste de départ. Il était passé à côté de son match contre l’Angola.
En revanche Mohamed Lamine Sissoko est là avec Mahamadou Diarra et Seydou Keita au milieu du terrain. Ce trio-là, en représentation de clubs n’a pas son équivalent parmi les quatorze autres équipes: Juventus de Turin-Real Madrid,-FC Barcelone, excusez du peu. Pour autant cela ne garantit pas d’être le meilleur.
La partie démarre sur un faux rythme. Au cours des dix premières minutes, les Maliens ont assez largement le monopole de la balle, les Algériens n’ont que rarement franchi la ligne médiane, sauf sur une belle tentative de Karim Ziani dont le long centre-tir du bord de la ligne de touche faillit bien surprendre Soumaïla Diakité qui aurait été battu si le ballon ‘avait échoué sur le dessus de la barre transversale.
C’est encore le même Ziani qui, à la 20e minute décroche de 25 mètres un superbe tir de l’extérieur du pied droit que parvient à capter le portier malien. Le match manque de rythme, comme si les 22 acteurs hésitaient à se livrer.
A la demi-heure de jeu, les statistiques affichent 59% de possession de balle en faveur des coéquipiers de Djila Diarra. En nombre d’occasions, il n’y en a guère eu. Les chocs sont souvent rudes, les Algériens ne ménagent guère leurs adversaires.
Et, tandis qu’on s’achemine paisiblement vers la mi-temps, Bakary Soumaré commet une faute à trente mètres de son but. Déjà averti lors du premier match, il ne jouera pas le prochain. Plus grave, c’est sur le coup franc que les Algériens vont ouvrir la marque, Rafik Halliche s’élevant au-dessus de tout le monde dans la surface pour placer une tête victorieuse. L’Algérie mène par un but à zéro lorsque l’arbitre ougandais Muhmed Ssegonda renvoie les deux équipes aux vestiaires.
La deuxième période va se révéler aussi brouillonne que la première avec seulement deux possibilités de chaque côté, la première à la 51e minute en faveur d’Adama Tamboura qui tentera sa chance dans un angle impossible – il était quasiment sur la ligne de but algérienne – alors que Seydou Keita attendait une passe en retrait dans la surface ; la deuxième six minutes plus tard sur une tentative puissante de plus de trente mètres d’Hassan Yebda.
Comme un seul homme tout le banc des Fennecs s’était levé mais le projectile passa deux mètres sur la droit du but malien. L’impuissance des uns et des autres, plus encore des Aigles maliens poussera leur entraîneur Stephen Keshi à muscler son attaque en incorporant Mamadou Diallo, qui avait pour avantage de connaître le football algérien pour avoir évolué à l’USM Alger une saison et demie avant de signer en décembre 2004 au FC Nantes, et, quelques minutes plus tard, Frédéric Kanouté qui remplaça son remplaçant Ténéma N’Diaye, peu convaincant.
Mais ces changements ne modifieront rien à un tableau d’affichage tristounet qui restera à son niveau de la mi-temps. Les attaquants ne se seront guère montrés à leur avantage, trois tirs cadrés pour les Algériens, un seul pour les Maliens.
Les futurs mondialistes algériens comptent trois points avec un déficit de deux buts, les Maliens ont leur compteur bloqué à un point. Pour les deux équipes tout est encore possible avant la dernière journée.
Source:Caf