16-Fev-2010
Le Premier ministre guinéen Jean Marie Doré a réaffirmé, lundi, sa volonté de ne coopérer avec toute personne dont la responsabilité sera reconnue dans les évènements tragiques du 28 septembre qui ont fait plus de 150 morts selon l’ONU et 63 selon la commission d’enquête nationale indépendante.
Selon M.Doré qui s’est exprimé quelques minutes avant la publication du décret portant nomination des membres de son gouvernement, tous les ministres qui seront cités ou reconnus coupables par la justice guinéenne ou internationale seront démis de leurs fonctions.
« S’il est établi à un moment ou à un autre que l’un des acteurs de cette transition est mêlé à un scandale financier ou se trouverait dans le collimateur de la justice nationale ou internationale, notamment dans les tragiques évènements du 28 septembre 2009, il est clair que nous en tirerons toutes les conséquences étant entendu qu’il nous faut mettre fin à l’impunité et moraliser notre façon de gouverner », a-t-il dit.
L’opposant-premier ministre ajoute à cette liste, les ministres qui vont briller par une incompétence notoire dans la résolution des problèmes relevant de leur département.
« Si un ministre ne se montre pas efficace dans la mission qui lui est confiée, il serait immédiatement remplacé car le temps nous est compté. C’est pourquoi aucune erreur ne sera permise et l’efficacité plus que par le passé doit nous guider tous dans nos actes et comportements quotidiens. L’objectif demeure de conduire notre pays dans la paix et l’unité aux prochaines élections afin de garantir le processus de transition auquel une nouvelle impulsion vient d’être donnée. Cela est indispensable pour encrer définitivement la démocratie dans notre pays », a-t-il ajouté.
De l’autre côté, au Cabinet de la Présidence de la République, le général Sékouba Konaté promet de se débarrasser des personnes impliquées dans la répression sanglante dès que leur culpabilité est établie par les instances juridiques.
« Le président de la transition réaffirme son engagement à conduire rapidement le pays à des élections libres, transparentes et apaisées dont les résultats seront acceptés par tous. Il ne fera pas n’ont plus d’obstacle à la justice nationale et internationale, s’agissant de faire la lumière sur les évènements qui ont endeuillé la nation guinéenne le 28 septembre 2009 », a déclaré le commandant Mandjou Dioubaté, directeur du Bureau de presse de la Présidence de la République.
C'est dire que tous les promus peuvent savourer leur nomination. Mais ils ne sont pas tous sortis de l'auberge.
Ougna Elie Camara
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