4-Fev-2010
Cette fois c’est sûr. Le président de la République par intérim, le général Sékouba Konaté et le premier ministre Jean Marie Doré ont l’intention de poursuivre les audits.
Dans le décret portant restructuration du gouvernement publié mercredi soir, le ministre des Audits de la Transparence et de la Bonne gouvernance crée par le capitaine Moussa Dadis Camara en janvier 2009 est reconduit. Sous l’ère Konaté, il s’appellera tout simplement « Ministère du Contrôle et des Audits ».
Depuis sa nomination, le premier ministre Doré ne cesse d’affirmer sa volonté de poursuivre les audits pour mieux assainir l’administration et l’écurie des leaders devant prendre part aux prochaines élections.
Dans un entretien accordé à Eco-Vision, un journal économique de la place, le PM déclare que les audits sont importants et se feront conformément à la loi.
« C’est une activité qui a été confiée à des structures. Il faut voir ce qu’elles sont entrain de faire. Ce n’est pas à moi d’entraver une action attendue par la population. Audits ou pas d’audits, si on l’entreprend, je voudrai que cela soit fait conformément à la loi. Les audits sont indispensables pour quiconque gère les sous de l’Etat y compris M Doré, il faut à un certain moment donné vérifier si M. Doré a géré conformément à la loi, aux procédures, s’il n’y a eu de déperdition intentionnelle des sous de l’Etat », dit-il.
« Donc, pour vérifier, il ne faut pas partir du principe que M. Doré ayant géré est coupable, non, il faut voir parce que l’audit se conclut par les félicitations de celui qui a géré ou par son blâme ou par un avertissement ou par son inculpation à la justice. Dès que l’on dit audit, les gens pensent que l’on veut mettre tel en prison, je dis non, ce n’est pas ça. L’audit n’est pas propre à la Guinée.
En France, aux Etats-Unis, partout dans les démocraties modernes où on confie des responsabilités importantes dans le domaine financier, dans le domaine économique, il faut auditer. Par exemple est-ce tel contrat a été passé dans des conditions conformes à la loi, aux procédures ? Est-ce qu’on n’a pas sous-évalué, sous-estimé, il s’agit de corriger la trajectoire de l’action de l’Etat pour qu’on reste orienté vers des objectifs qui ont été prédéterminés, prédéfinis ».
Mamadi Touré
lejourguinee@yahoo.fr