3-Fev-2010
Les autorités sanitaires de la région ont installé une cellule régionale d’approvisionnement en médicaments essentiels et consommables. Objectifs : lutter contre le phénomène de vente illicite des produits pharmaceutiques qui gagne des proportions inquiétantes dans la région.
Depuis quelques temps, les formations sanitaires en particulier les centres et postes de santé de la région administrative de Labé sont confrontés à une rupture fréquente de leur approvisionnement en médicaments et consommables.
Cette situation doublée de la faiblesse caractérisée des revenus des populations par rapport aux prix élevés des produits dans les officines pharmaceutiques de la région fait que le phénomène de recours au marché illicite gagne des proportions inquiétantes. ‘’C’est à la suite de la première session du comité technique régional de la santé de Labé en 2008 qu’on s’est rendu compte que la plupart des centres de santé s’approvisionnaient au marché illicite, c’est-à-dire, chez les fournisseurs non agréés’’ nous a affirmé le Directeur préfectoral de la Santé de Labé, Dr Mamadou Hady Diallo.
Conséquences : certains médecins et chefs de centres de santé administrent aux patients des médicaments piratés ou mal conditionnés : « Tout de suite, si nous essayons de mener des enquêtes sur les cas de mortalité dans les structures sanitaires, on verra que la proportion liée à la consommation des médicaments périmés est élevée » déclare l’Inspecteur régional des pharmacies et laboratoires de Labé, Dr Gnakoye Gomou.
C’est donc dans le but de mettre fin à ces pratiques néfastes à la santé humaine qu’une cellule régionale d’approvisionnement en médicaments essentiels et consommables a été installée à Labé.
Cette initiative salutaire du Directeur régional de la Santé de Labé, première du genre, présente aujourd’hui un intérêt immédiat et évident. Celui de réduire de façon considérable les charges liées aux frais de transport des structures sanitaires concernées par le projet Achats groupés de la cellule régionale d’approvisionnement en médicaments.
L’initiative a également donné aux structures sanitaires de la région une disponibilité financière très acceptable. Selon Dr Gnakoye Gomou, le centre de Santé de Thianguel Bori, dans la préfecture de Lélouma, qui avait au départ 150 mille francs guinéens se retrouve aujourd’hui avec un montant de plus de 8 millions de francs guinéens dans la caisse.
Idrissa Sampiring DIALLO pour lejourguinee.com