Braconnage : la Guinée est considérée par les nations unies comme une plaque tournante du trafic de faune sauvage PDF Imprimer Envoyer
Dimanche, 22 Avril 2012 14:09

 

Le ministre délégué  à la sécurité chargé de la réforme des services  de sécurité, Dr Maramany Cissé a animé ce samedi une conférence de presse pour  faire l’état des lieux de la lutte contre le fléau.

Tout récemment, un rapport des nations unies a qualifié la Guinée de plaque tournante dans le trafic de braconnage des espèces protégées par une convention des nations unies. Pour le ministre Maramany Cissé, la Guinée a ratifié la convention sur

 

la protection des espèces protégées. Et le problème selon lui n’est pas de signer mais de respecter.

Et cette situation a préoccupé les autorités guinéennes au plus  haut niveau de l’Etat.  Avec la combinaison des efforts des services de  police et des ONGS défendant ses espèces, sept  trafiquants de faune sauvage ont été arrêtés  par les services de sécurité à l’hôtel petit bateau dans la commune de Kaloum. Parmi eux,  se trouve des guinéens et des étrangers. Présentés à la justice, le verdict de leur procès pourrait tomber le 24 mars au tribunal de première instance de Kaloum.

Dans son intervention, le ministre Cissé a  souligné la nécessité de protéger la faune et la flore pour non seulement respecter les engagements pris par l’Etat guinéen au niveau international mais aussi et surtout  prendre soins pour l’avenir de son économie, de  sa culture et son écosystème.  Déjà, un bureau central national de l’Interpol se trouve en Guinée et travail en étroite collaboration avec les départements concernés et les autres pays.  A ce titre, une politique nationale de l’environnement a été  aussi adoptée par le gouvernement sur proposition du ministre d’Etat chargé de l’environnement.

Toutefois, le Ministre délégué estime que ce n’est pas suffisant sans  l’implication des citoyens  à  la base pour lutter contre  cette criminalité internationale. 

Malheureusement regrette le ministre, la Guinée ne possède pas de statistique sur le braconnage. « A ce jour, on ne sait pas combien d’espèce sont victimes de cette pratique  par an en Guinée  puisque aucune statistique n’est disponible».

Pour ce qui est des 7  personnes arrêtées, elles sont à la disposition de la justice et le procès a beaucoup avancé. Aux dernières nouvelles, le verdict pourrait tomber le mardi prochain.

Guineelive